Interview de nos apprentis en CAPa JP à Digne Carmejane
La transcription
CFA : Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Nicolas FLORY-NIEGO : Bonjour, je m'appelle Nicolas FLORY-NIEGO, j'ai actuellement 19 ans et je suis en apprentissage en CAP à Carmejane.
Talibé DOUCOURE : Bonjour, je m'appelle Talibé DOUCOURE. Je suis au lycée de Carmejane, je prépare le CAPa JP (jardinier paysagiste) et je suis en première année.
CFA : Pouvez-vous nous parler de votre parcours scolaire ?
Nicolas FLORY-NIEGO : Alors, ben, mon parcours scolaire, j'ai commencé un peu comme tout le monde au collège. J'ai suivi une formation générale au lycée, ensuite je me suis spécialisé en STMG. Ça ne m’a pas forcément plu, donc j'ai tout de suite voulu commencer à travailler. J’ai commencé un apprentissage dans le bâtiment, c'était une bonne expérience mais pas ce que j'aimais vraiment faire, donc je me suis retrouvé ici à Carmejane.
Talibé DOUCOURE : Comme tout le monde, j'ai passé mon examen du brevet que j’ai eu. Après, j'ai décidé de faire de la plomberie : ça ne m’a pas plu, j'ai décidé de laisser tomber pour faire un apprentissage paysagiste à Carmejane. Ça m'a plu et je continue.
CFA : Pourquoi avez-vous choisi de poursuivre vos études en apprentissage ?
Nicolas FLORY-NIEGO : L'apprentissage, j'ai trouvé que c'était la meilleure option pour suivre un cursus et pouvoir se former, parce que ça lie la théorie et la pratique. Et comme on est jeune, ça nous permet aussi de découvrir le monde du travail un peu plus tôt.
Talibé DOUCOURE : Moi, je dirais que c’est moins long que de continuer des études classiques et j'ai décidé de faire par apprentissage parce que c’est surtout pratique.
CFA : Après une ou deux années passées en apprentissage, pouvez-vous nous dire ce que cela vous a apporté ?
Nicolas FLORY-NIEGO : Comme je disais, ça m'a permis de découvrir le monde du travail, donc de connaître certains codes, comment ça se passe, et aussi le sens des responsabilités. On nous responsabilise beaucoup et ça c'est bien, surtout quand on est jeune.
Talibé DOUCOURE : Pour moi, l’intérêt, c’est que ça m'a permis de connaître plein de choses : tout ce qui est herbes, plantations, taillage de haies, et tout.
CFA : Quelles sont les grandes thématiques du diplôme que vous préparez ?
Nicolas FLORY-NIEGO : Les grandes thématiques, principalement, ça va être la création et l'aménagement paysager. On va aménager des espaces, c'est dans le nom ! De l'entretien aussi, parce qu'une fois que les espaces sont créés, il faut les entretenir.
Talibé DOUCOURE : La reconnaissance des végétaux, comprendre les plantes, savoir l'exposition, les cycles de vie, l’environnement, les types de feuillage, savoir à quelle saison ça fleurit, à quel moment on devra tailler, à quel moment on ne devra pas tailler… des trucs comme ça.
CFA : Avez-vous fait des projets d’étude en cours ou des sorties pédagogiques ?
Talibé DOUCOURE : On a un projet pour refaire l’extérieur du CFPPA. On a récupéré du bois pour pouvoir faire le ponçage, faire les modules pour la création des jardinières en bois. Ensuite on a passé la lasure pour la mise en place, on a rempli les modules de paillage organique et de différents paillages minéraux. Après, on a fait les plantations, tout ce qui est yucca, jasmin, romarin. On a aussi fait des terrains de boules, la fontaine, des trucs comme ça, c'est ça qu’on est en train de faire comme projet.
Nicolas FLORY-NIEGO : Comme il a dit, l'objectif, c’est qu’on avait une cour intérieure fermée qui était envahie et laissée à l'abandon, avec plein de bambous, etc. On a tout rasé et le projet, c'est d'en faire un espace de détente pour les professeurs et les élèves, avec les installations que Talibé a citées.
CFA : Dans quelle entreprise faites-vous votre alternance ?
Talibé DOUCOURE : Moi je suis chez Monsieur Dalmasso, à Forcalquier. On fait tout ce qui est entretien des jardins et aussi des créations : élagage et abattage des arbres, plantations, arrosage automatique, gazons synthétiques. Il faut mettre des arrosages automatiques pour que ça se fasse tout seul, personne ne le fait à la main. On fait tout ce qui est comme ça aussi, et des créations comme mettre des piquets autour des talus.
Nicolas FLORY-NIEGO : Moi, mon entreprise, c'est une jeune entreprise qui n’a même pas un an. On est six salariés, sept avec le patron. On fait principalement de l'entretien, beaucoup moins de création parce que c'est vrai que dans la région il y a plus d'entretien. Ce qui est bien, c'est que vu qu'elle est neuve et qu'elle émerge, on peut suivre et avancer avec l'entreprise, se développer avec elle. Typiquement, une journée : vu qu'on est six, on fait deux équipes, donc une équipe passe sur un chantier et une autre équipe part sur un autre.
CFA : Que souhaitez-vous faire après l’obtention de votre diplôme ?
Nicolas FLORY-NIEGO : Après le CAP, le projet, c'est de passer le BP, ensuite pourquoi pas le BTS et d'autres certificats de spécialisation, comme bûcheron et élagueur. On verra.
Talibé DOUCOURE : Après avoir fait le CAP, moi je compte faire un BP. Après, j'aimerais bien faire bûcheron aussi pour pouvoir avoir ce diplôme-là.
Nicolas FLORY-NIEGO : Ce serait bête de se limiter à un seul diplôme quand on a plein de possibilités dans ce corps de métier.
CFA : Que pouvez-vous me dire sur l’équipe pédagogique qui vous suit en formation ?
Nicolas FLORY-NIEGO : L'équipe pédagogique ici est super, je trouve, parce qu’on est entouré et écouté, surtout à l'écoute. Par exemple, je prends Sandrine qui est toujours là, disponible, et elle a une bonne réputation. On sait que les gens sont présents et impliqués dans leur travail ici. Même dans la considération des élèves, même ceux qui ont 15–16 ans, ils ne sont pas considérés comme des enfants de 15 ans : ils sont mis en valeur.
Talibé DOUCOURE : Il y a aussi des profs qui prennent tout le temps nécessaire pour mieux expliquer, ils ne sont pas pressés, ils nous écoutent, ce qui fait que nous on avance. Ils écoutent aussi nos consignes pour pouvoir pratiquer. Ce n’est pas des profs qui vont imposer, ils sont à l'écoute.
CFA : Que pourriez-vous dire à un jeune qui hésite à venir dans la même formation que vous par apprentissage ?
Nicolas FLORY-NIEGO : À un jeune qui hésiterait à rentrer en apprentissage, même si ça paraît bateau, je lui dirais de ne pas hésiter, de foncer. Il y a très peu de chances qu'il le regrette, parce que dans tous les cas il aura une expérience. Ça lui fera gagner en maturité, même si ce n'est pas forcément ce qui lui plaît : il aura peut-être une idée de ce qui pourrait lui plaire plus tard. Et il est payé. S’il sort du collège ou du lycée, ça peut être aussi un argument d'être payé.
Talibé DOUCOURE : Ne pas hésiter à essayer ce qu’on aimerait bien faire. Si ça ne va plus, la personne peut avoir une autre solution, comme changer de métier. On essaie toujours, donc si ça ne va pas, on peut aller chercher ailleurs.
CFA : Un dernier mot pour la fin ?
Nicolas FLORY-NIEGO : Pour conclure, je dirais que toute personne qui hésiterait à venir : il faut venir. Il y a les journées portes ouvertes, elles sont là pour ça aussi, donc venez découvrir la beauté du métier !
Talibé DOUCOURE : En effet, comme l’a bien dit Nico, n'hésitez pas à venir essayer. Personne ne sait à l’avance !
Réalisé par Gaëlle BOURBON
Animatrice territoriale du CFA RAP PACA